les nuages ont fait tomber leurs gouttes.
Ce fardeau me tue.
La distance recouvre mon chemin,
les larmes recouvrent ma mémoire.
Toute cette beauté me tue.
Loin du monde,
en sécurité dans un rêve,
domaine intemporel,
voici un enfant aux yeux embrumés,
reflet de sa mère, fierté de son père.
J'aimerais te rejoindre,
sentir la pluie une fois encore.
J'aimerais tomber au plus profond de moi-même
et effacer tout ce que je suis devenu.
[]Ma demeure est loin mais le repos est tout proche
grâce à mon amour perdu sous une rose blanche.
Tu as dit que j'avais des joues d'enfant :
cherche-les et trouve la beauté de l'Homme
Tous mes poêmes ne peuvent être composées
qu'à partir de la plus grande des douleurs.
Le moindre vers ne peut naître que du plus grand des souhaits.
Si seulement il me restait une nuit à vivre !
Un saint m'a béni, a bu mon sang jusqu'à la dernière goutte.
Il a recraché la misère qui s'y trouvait.

